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Inde : une femme tranche le pénis de son voisin harceleur

A Bombay, une femme de 47 a émasculé l’un de ses voisins dont elle subissait un harcèlement constant. L’homme est sous observation à l’hôpital.
Ce jeudi 27 décembre, la police de Bombay a annoncé qu’une femme indienne a tranché le pénis d’un de ses voisins qui la harcelait, avant de le conduire à l’hôpital pour lui sauver la vie. La femme de 47 ans, aidée de deux complices masculins, a attiré l’homme de 27 ans dans une zone industrielle isolée de la capitale économique de l’Inde. C’est dans cette zone déserte qu’elle lui a coupé la verge.

« Nous avons récupéré le couteau et les parties génitales et les trois accusés sont en détention. Nous enquêtons sur l’affaire », a déclaré à l’AFP Gajanan Kabdule, un responsable policier.

Un acte prémédité
Cette mère de deux enfants, en couple, subissait un harcèlement constant de la part de ce voisin. Il lui avait demandé des faveurs sexuelles à plusieurs reprises et avait annoncé à son mari qu’il était amoureux d’elle. Ce qui avait causé une dispute dans le couple.

Le responsable policier a ajouté à l’AFP : « Nous avons arrêté la femme et deux complices et elle a reconnu qu’elle avait tramé de couper le pénis de son admirateur » en raison de son comportement. Opéré dans un état critique, l’homme est actuellement dans un état stable et sous observation à l’hôpital.

Des violences sexuelles au quotidien
L’Inde affiche un lourd bilan en matière de violences sexuelles. En moyenne, plus de 100 viols ont été signalés chaque jour en 2016, selon les dernières statistiques officielles. En 2015, 34.651 viols avaient été signalés, soit près de quatre viols par heure. New Delhi est la quatrième mégalopole la plus dangereuse pour les femmes, après Le Caire (Egypte), Karachi (Pakistan) et Kinshasa (République démocratique du Congo), d’après une étude de Thomson-Reuters de 2017.

En décembre 2012, c’est une étudiante de 23 ans qui avait été victime d’un viol collectif d’une extrême brutalité à New Delhi. Il avait été commis par six jeunes hommes dans un bus, sous les yeux du compagnon impuissant de l’étudiante. La jeune fille avait succombé à ses blessures dans un hôpital de Singapour quinze jours plus tard. Cet événement avait suscité un tsunami médiatique et une vague de colère intense au sein de la population indienne qui ne pouvait plus supporter de telles atrocités.

En 2017 déjà, une Indienne avait coupé le pénis d’un homme qui avait essayé de la violer dans l’Etat méridional du Kerala.

Des initiatives naissent en riposte. A l’image du site Safecity que l’on peut traduire en français par « ville sûre ». La plateforme internet permet aux victimes et témoins de violences, injures ou agressions sexuelles d’indiquer les lieux et les faits des agressions sur une carte interactive. En six ans, Safecity comptabilise plus de 9.000 rapports en Inde. D’autres sites comme Mapping Sexual Violence (« créer une carte des violences sexuelles ») permettent de géolocaliser les agressions. Il est aussi possible d’y publier des témoignages anonymes. Le but est d’aider les victimes à se solidariser.

Q. L. avec AFP

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